La paroisse de Brue-Auriac s’enracine dans l’histoire singulière d’un territoire provençal marqué par la rencontre de deux anciens villages : Brue et Auriac, réunis définitivement en 1840. Leur présence est attestée dès le Moyen Âge, et leur vie religieuse s’organisait autour de plusieurs lieux de culte dépendant de l’abbaye Saint-Victor de Marseille.
Jusqu’au XVIIIᵉ siècle, le Val de Brue formait un vaste ensemble de domaines seigneuriaux. Les fiefs de Brue, Auriac et Saint-Estève étaient notamment sous l’autorité de la famille de Pontevès. En 1746, l’histoire du village bascule lorsqu’un riche armateur marseillais, Georges Roux, dit “le Corse”, acquiert le territoire. Visionnaire, il décide de créer un village nouveau, organisé selon un tracé rectiligne et harmonieux. Le 6 août 1750, la première pierre du nouveau Brue est posée : bastides, ateliers, cultures, élevage de vers à soie, faïenceries et manufactures de drap structurent progressivement une petite ville active et ambitieuse.
L’union avec Auriac en 1840 scelle l’identité de la commune actuelle. Au cœur de cette communauté en croissance, la vie paroissiale se développe avec ferveur. Longtemps, les habitants se rendent à la chapelle Notre-Dame (aujourd’hui près du cimetière), avant la décision de bâtir une nouvelle église au centre même du village. Cette volonté d’un lieu de culte proche des habitants témoigne du dynamisme religieux de Brue-Auriac.
Aujourd’hui encore, la paroisse reste un lieu de rassemblement, de foi et de tradition. Insérée dans une commune riche de son patrimoine – pigeonnier monumental, chapelles, traces du village utopique rêvé au XVIIIᵉ siècle – elle demeure un point d’ancrage spirituel pour les Brussois et ceux de passage.
En savoir plus sur l’histoire de l’église :
http://www.webmaster2010.org/variables/brue-auriac_eglise-saint-georges.pdf
https://www.brue-auriac.fr/Eglise.GB.htm