L’église Saint-Georges occupe une place centrale dans l’histoire religieuse et civique de Brue-Auriac. Son édification répond au souhait exprimé dès le début du XIXᵉ siècle par les habitants : ils souhaitaient une église située au cœur du village, afin d’éviter la distance qui séparait les fidèles de la chapelle Notre-Dame, alors église paroissiale. Dès 1803, le conseil municipal déplore l’éloignement et l’état de délabrement de l’ancienne paroisse, et demande la construction d’un nouvel édifice.
Les projets se succèdent jusqu’à ce que, sous l’impulsion du maire Maurice Calvin, la décision soit prise : une souscription volontaire, un secours de l’État et un emprunt permettent de financer les travaux. L’église est construite rapidement et bénie en 1858. Elle devient alors l’église paroissiale officielle du village.
Cependant, son histoire connaît des épisodes tourmentés. Fermée entre 1898 et 1913 en raison de fissures importantes, elle est restaurée et rendue au culte après cette période difficile. Au XXᵉ siècle, un événement majeur marque sa destinée : le 5 août 1912, l’église quitte le domaine communal pour appartenir au diocèse. Puis, en 2003, la commune accepte de reprendre l’édifice pour l’euro symbolique, officialisé en 2004, tout en garantissant son affectation cultuelle. Cette restitution permet de sécuriser et valoriser ce patrimoine cher aux habitants.
L’église présente un style sobre du XIXᵉ siècle : abside en cul-de-four, grand oculus, chapiteaux ouvragés, vitraux dédiés au Sacré-Cœur et à l’Assomption. Elle abrite également plusieurs statues, dont celles de saint Georges terrassant le dragon, de saint Joseph, de la Vierge à l’Enfant et de sainte Bernadette. Elle demeure aujourd’hui un lieu vivant, au centre de la vie liturgique et communautaire.